GuideMis à jour le 16 octobre 2026

Houle, vent, lumière, les trois variables qui décident

Lire une prévision, c'est d'abord savoir dans quel ordre regarder les chiffres. Cette page va plus loin sur trois d'entre eux, ceux qui changent d'une heure à l'autre : la houle, le vent et la lumière.

La hauteur de houle, et ce qu'elle cache

Le chiffre de hauteur d'une prévision est la hauteur significative au large : la moyenne du tiers des vagues les plus hautes, loin de la côte. Deux choses à garder en tête.

Ce n'est pas la face de la vague. Sur le banc, la vague se redresse et peut casser plus haut que la hauteur annoncée, ou bien plus bas si le spot est abrité.

Les séries dépassent le chiffre. Sur une session de deux heures, les plus grosses vagues font facilement une fois et demie à deux fois la hauteur annoncée. Si 1,5 m est ta limite, les séries d'une journée à 1,5 m la dépasseront.

La période de houle, le chiffre qui compte

La période est le temps, en secondes, entre deux crêtes. C'est elle qui dit d'où vient la houle et quelle énergie elle porte.

À hauteur égale au large, une houle longue casse nettement plus haut qu'une houle courte, de l'ordre d'un quart de plus entre 8 et 14 secondes sur un fond régulier, parce qu'elle sent le fond plus tôt et se redresse davantage. Elle porte aussi plus d'énergie. L'app affiche cette puissance en kilowatts par mètre de vague : 1,5 m à 7 secondes, c'est environ 8 kW/m, « fun » ; le même 1,5 m à 12 secondes, c'est 13 kW/m, « solide ».

La direction : est-ce que ça rentre ?

Chaque spot a une fenêtre de houle, les directions d'où la houle peut l'atteindre. Une plage tournée vers l'ouest ne reçoit presque rien d'une houle de nord-est, et une houle qui doit contourner une pointe perd une bonne partie de sa taille en chemin.

L'app connaît la fenêtre de chacun de ses spots. Dans l'axe, la houle compte pleinement ; à trente degrés en dehors de la fenêtre, elle ne compte plus.

Offshore, onshore, side : ce que fait le vent

Le vent se lit par rapport à la plage, pas par rapport à la boussole. Un vent d'est est offshore à Hossegor, qui regarde l'ouest, et side à Zarautz, qui regarde le nord.

Offshore, de la terre vers la mer. Il creuse la vague et lisse la surface. Léger, c'est le meilleur vent qui soit. Au-delà de 25 km/h, il retient la vague, rend le take-off difficile et te renvoie les embruns au visage.

Onshore, de la mer vers la terre. Il hache la surface et fait casser la vague n'importe comment. Sous 12 km/h, ça reste surfable ; vers 25, la session est perdue.

Side, le long de la plage. Il te fait dériver et creuse un côté de la vague plus que l'autre. Jusqu'à une quinzaine de km/h, il gêne peu.

Pas de vent, sous 8 km/h : c'est le glassy, et la direction ne compte plus.

Ce sont, à peu de chose près, les seuils que l'app utilise pour chaque heure de la journée.

Pourquoi le matin est souvent meilleur

L'été, le vent de l'après-midi n'est souvent pas celui de la carte météo : c'est la brise thermique. La terre chauffe plus vite que la mer, l'air monte au-dessus des terres, et l'air de la mer vient le remplacer. La brise se lève en fin de matinée, souffle onshore l'après-midi et retombe le soir.

Le matin, avant qu'elle démarre, le vent est faible, parfois légèrement offshore. C'est pour ça que la meilleure session d'une journée d'été est si souvent la première, avec une deuxième chance le soir. Quand l'app voit le vent tourner onshore dans la journée, elle te donne l'heure.

La lumière, qu'on oublie

Tu ne surfes pas dans le noir. Entre la nuit et le lever du soleil, il y a une marge : l'aube civile, quand le soleil est encore à six degrés sous l'horizon. Il fait assez clair pour voir arriver les séries, environ une demi-heure avant le lever, un peu plus en été et plus au nord.

C'est en hiver que ça change tout. Fin décembre, à Hossegor, le soleil se lève vers 8 h 30 : une marée basse à 7 h 30 tombe dans le noir, et ton créneau du matin n'existe pas.

L'app ne compte que les heures entre l'aube et le crépuscule civils. Elle ne te proposera jamais de créneau de nuit.

Ce que fait Sendoa

L'app croise ces trois variables avec la marée, heure par heure, pour chaque spot, avec les seuils décrits plus haut. Le résultat tient en une phrase : ça surfe ou pas, le créneau, et les deux raisons qui pèsent le plus. Le détail reste à un geste, si tu veux vérifier par toi-même.

Questions fréquentes

Quelle est la bonne période de houle pour surfer ? À partir de 10 secondes, la houle est rangée et la plupart des spots marchent. Sous 8, c'est de la mer du vent. Au-delà de 14, elle est puissante et arrive en séries espacées.

Offshore ou onshore, lequel est bon ? L'offshore, tant qu'il reste léger : il lisse et creuse la vague. L'onshore hache tout dès qu'il forcit.

À partir de quelle force le vent gâche-t-il la session ? Onshore, ça se dégrade dès 12 km/h, et c'est fini vers 25. Offshore, il faut dépasser 25 km/h pour qu'il gêne vraiment.

Pourquoi dit-on que le matin est meilleur ? Parce que la brise thermique n'est pas encore levée. En été, elle souffle onshore l'après-midi sur la plupart des plages.

Calcul Sendoa. Ce n'est la prédiction officielle d'aucun service hydrographique (Shom, NOAA, UKHO, Bureau of Meteorology, SANHO, Puertos del Estado). Ne pas utiliser pour la navigation.

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